American Perfekt-French

AP

Film: American Perfekt

Director/Réalisateur: Paul Chart

Starring: Robert Forster, Fairuza Balk, Amanda Plummer, Paul Sorvino, David Thewlis

 P.S: Si vous lisez la critique qui suit et seriez tenté de donner une chance à ce suspense évitez de lire la couverture des copies vhs ou dvd version française. Ils vous ruinent un plaisant visionnement. La version française dans son intégralité arrive même à ruiner des dialogues.

AMERICAN PERFEKT est un film produit en 1997. Le premier et seul film (à ma connaissance) du cinéaste Paul Chart. Mais ce premier effort en est un surprenant ne ressemblant pas à grand-chose d’autre de son ère, même des années plus tard. Le film, à un point différent fût sélectionné et présenté dans la catégorie UN CERTAIN REGARD du festival de Cannes, après avoir été présenté en Californie, au Québec (Dans les salles indépendantes à Montréal) et en Floride où deux des acteurs principaux ont été récompensés.

Il passa ensuite sous le radar des salles de cinéma bien sûr et ce petit thriller indépendant fût encore plus rare en VHS et DVD. Je ne me rappelle pas l’avoir aperçu une seule fois sur les écrans de télé non plus. Sinon pour une scène, laquelle pendant son visionnement j’étais sûr d’avoir pêché je ne sais où! Seulement pour prendre compte de la beauté et de l’excellence de ce thriller décidément unique, tout en sachant nous faire croire au déjà vu. MENSONGE! Les road movies étaient une tendance dans les années 90 c’est vrai mais ils n’étaient pas légion. American Perfekt est de loin mon préféré suivant Natural Born Killers et True Romance. Oui, en ce qui me concerne, c’est une toute aussi grosse pointure.

Si ce suspense brillant est excellent, un de ses points forts, hormis sa distribution est en soit un point faible. Il ne semble jamais pouvoir trouver un ton bien à lui sinon son humour un peu sorti de nul part on en convient.

Jake Nyman (L’intriguant Robert Forster de JACKIE BROWN) est un psychiatre en vacances. Sur une route déserte, alors qu’il se laisse guider par ses instincts et le Hasard; Il prend chacune de ses décisions après avoir tiré à pile ou face, il embarque Sandra (Amanda Plummer de PULP FICTION et SO I MARRIED AN AXE MURDERER).  Après que la voiture de celle-ci ait été envoyée dans le décor par un pur inconnu. En route pour rejoindre sa sœur Alice, Sandra se laisse tenter par l’attitude excitante de Jake. En proie à un besoin d’assouvir ses plus bas instincts, elle s’engage dans une relation intime avec son dit sauveur. Ça, jusqu’à sa disparition. Mais sa sœur Alice fait vite son apparition. Et nos suspicions n’en sont qu’amplifiées.

Aidant la cause d’un film qui s’en allait on ne sait où, la star de l’indépendant Fairuza Balk (Plus belle et talentueuse que jamais.) campe une Alice, de qui on ignore pratiquement tout avec une énergie et une personnalité qui donne à son personnage l’impression qu’elle nous a été présentée au tout début du film.

Ce qui m’a attiré à visionner AMERIKAN PERFEKT (AMERICAIN IMPEKABLE), c’est comme je le disais sa distribution parfaite niveau acteurs indépendants et de série-b, spécialement une apparition reliée aux oubliettes d’une jeune FAIRUZA BALK, même pas parvenue à la mi vingtaine, jouant pourtant dans ce sceau d’antihéros une femme plus mature que ce qu’on a  été habitué à voir de ses prestations populaires d’ado bornée.  Et elle joue dans AMERICAN PERFEKT un des rôles les plus intéressants du sommet de sa carrière. Un bijou et mon préféré depuis THINGS TO DO IN DENVER et son rôle culte dans THE CRAFT. Entre AMERICAN HISTORY X et tout ce qui a succédé. C’est une des raisons pour laquelle ce film underground est un film que je chéris depuis que j’en ai fait l’achat. En plus de sa trame sonore toute aussi intéressante, dont les pièces magnifiques de Simon Boswell.

La version DVD est cotée R et il ne semble pas exister de version longue Unrated. Mais si la nudité et la violence d’AMERICAN PERFEKT a été dosée de façon à tout garder au minimum, le film en contient assez sorti d’on ne sait où ni pourquoi pour aider un suspense qui grandit à mesure qu’un film lent défile sous nos yeux. On se surprend à se demander si le côté comique était nécessaire, sinon le résultat d’une timidité ou une honte d’un cinéaste créant une œuvre brillante. Cette œuvre ci ne souffre du moins pas de la prétention qui aurait pu l’accompagner. Ce n’est pas aussi dérangeant ou terrifiant qu’un PHSYCOSE (1960), CAPE FEAR ou qu’un slasher parfait à la HALLOWEEN (1978), mais le film, souvent  comparé (Sans raison trop apparente) aux films du début de carrière des frères Joel et Ethan Coen est assez bien ficelé pour nous rendre inconfortable. Après une première demi- heure lente, on est plongé au cœur d’un suspense haletant. On croit savoir ce qui s’est produit et/ou se produira mais on est laissé à nos propres déductions. Une fois qu’il nous laisse penser qu’on a découvert le pot aux roses, la tension atteint son paroxysme. On regarde le reste du film avec les nerfs contractés, et on essaie d’éviter de se ronger les ongles.

IMPEKABLE!

Vermin

I know i might have acted injustly

But haven’t they killed?

Were their actions ever justified?

Were their actions ever to be what we could have expected?

I’m just like a loyal pet you watch running’ round in a wheel

Still you dare to treat me like I was nothing but shit

My heart’s exploded, broken, smashed

And you’ll just wash your hands of all the blood,

Won’t shed a tear

When night comes, we the dead shall be revived

We shall walk the earth and have our revenge

And as we make them eat their heart out

They will see, we exist as well

My thoughts are mine no matter what

You will say or do

But is there anything wrong I’ve ever said and done?

Suffocate me, Lynch me

Make me suffer in my own prison skin

You can see and hear my silent cries

What will it take to make you realize I have a heart too?

I’m just like a loyal pet you watch running’ round in a wheel

Still you dare to treat me like I was nothing but shit

My heart’s exploded, broken, smashed

And you’ll just wash your hands of all the blood,

Won’t shed a tear

When night comes we the dead shall be revived

We shall walk the earth and have our revenge

And as we make them eat their heart out

They will see we exist as well

Je voudrais bien arriver à dormir la nuit, m’arrêter de penser

Mais ces pensées sont au moins miennes

Sont tout ce que je souhaite, espère et ressent

Je ne pourrai apprendre à me contenter de moins

Je n’ai jamais appris à m’apprécier

Forever forced to see this world with my eyes only

Forever stuck in a dream

With my thoughts

How can I try and reach my anything

The ladder has been broken and stolen

How can I try to teach anything

This whole world has spoken but never have I learned a damn thing

Mais quand la noirceur tombe

Nous les morts, les brisés seront ressuscités

Nous envahirons la terre, avec une vengeance

Et alors que nous vous ferons dévorer vos cœurs

Vous verrez nous existons aussi

Witch

Je vis dans le noir

Mais je peux toujours discerner la beauté quand mes yeux la voient

À la lumière d’une chandelle, je te regarde

Tu es toujours aussi belle, si je te trouve je te garde

Tes yeux me transportent dans un monde

Qui serait parfait pour tous et chacun

Ton assurance apporte ma délivrance

You belong in here (So unlike me)

As much as I would love to belong to you

I want to find you

Need to find you in my world

Your light enchanted me

Now by candlelight you’re still so beautiful

By candlelight I’m struck by you

And in my mind I’m moving heaven and earth

Leave no stone unturned in hopes that I’ll find you

And between heaven and earth I hope that somehow, somewhere I’ll be with you

You still look so beautiful by candlelight

Inspiring, a power lucid and upright

My mind’s energy was wearing thin but

You brought me back to life when you came in

You still look so beautiful by candlelight

Your eyes tell a story of a whole world, lost somewhere

Your world, a world where we all want to fit in

You belong in here (So unlike me)

As much as I would love to belong to you

I want to find you

Need to find you in my world

Your light enchanted me

Now by candlelight you’re still so beautiful

By candlelight I’m struck by you

And in my mind I’m moving heaven and earth

Leave no stone unturned in hopes that I’ll find you

And between heaven and earth I hope that somehow, somewhere I’ll be with you

I will be the beast, you be the beauty

I will be the beast, still you’ll live within me

Forever and eternally

I will be the beast and you be the beauty

You belong in here (So unlike me)

As much as I would love to belong to you

I want to find you

Need to find you in my world

Your light enchanted me

Now by candlelight you’re still so beautiful

By candlelight I’m struck by you

And in my mind I’m moving heaven and earth

Leave no stone unturned in hopes that I’ll find you

And between heaven and earth I hope that somehow, somewhere I’ll be with you

Je vis dans le noir

Mais je peux toujours discerner la beauté quand mes yeux la voient

De la bouche de l’homme

Dit de la bouche de l’homme

Écrit par sa main

Une invention pour justifier l’injustifiable

Pour apaiser sa peur de l’inconnu

De ce qu’il ne maitrise pas encore

From the mouth of man

Written by his hand

Commandments, principles

Beliefs of a higher stand

Between everything and nothing

There must be something

There has to be something

Better than the life I’m living

Something half as great as the life I want to live

Evil inside (Cages of flesh and bones)

You are standing in my face

Pretending to be the voice of everyone

The one and only reasonable choice

The voice of reason inside of us

Our one and only protection against our naïve minds and foolish ignorance

Horror has been spreading itself for years through thoughts and actions

Of our human nature

If life’s to be preserved some deaths are to be expected

But I suppose these deaths are fine

When they wake you up at night and make you think what to say next

But don’t try to ever wake me up

Late with your wisedom and catch phrase

I’ve seen it all before

I’ve heard them all before

We fall like flies

Choke on your lies

Have you took a shit

Too gross for us to eat

We are far passed the point where these murders are justified

We sit back and

Must we all agree

Where the danger lies outside and who’s the real enemy

I am far passed the point when your words make sense to me

But everything starts

In each and every one of us

Should our personal wars be won

They’re fought against

Egos and evil that aren’t bound to cages of flesh and bones

We are the same, only when it pleases you

You’re one of us, only when it matters to you

You will open your eyes, claim our country as yours

Only once the shit has hit the fan and someone has to clean your space

And the cleansing starts

I suppose these deaths are fine

When they wake you up at night and make you think what to say next

We fall like flies

Choke on your lies

Have you took a shit

Too gross for us to eat

We are far passed the point where these murders are justified

We sit back and

Must we all agree

Where the danger lies outside and who’s the real enemy

I am far passed the point when your words make sense to me at all

But everything starts

In each and every one of us

Should our personal wars be won

They’re fought against

Egos and evil that aren’t bound to cages of flesh and bones

Le chat noir-The Black cat

Je dois m’habituer à cette noirceur

Comme tu y es habituée

Tu n’en as pas peur

Ce qui vit en mon fort intérieur

Je ne l’ai pas choisi

Je le transporte avec moi

C’est ma croix

Mais quand la lumière s’éteint autour

Et que je suis laissé seul

Face à cette noirceur extérieure

Je regarde tout autour

Tentant de te discerner

Je rêve chaque nuit que tu es à mes côtés

Pour guider chacun de mes pas

J’entends tes pas aller et venir

Mais je te perds dans cette obscurité

Je te cours après, aveuglement

S’il-te-plaît ralentis

Ne te cache pas

Je ne sais pas où je vais aboutir

Masqué

Tu te sauves de moi

Telle une bête que j’ai violée

Irritée

Tu échappes à mon étreinte

Je comprends que tu ne m’as jamais aimé

Et ce jour fatidique

Quand pour une raison ou une autre

Nous serons à tout jamais séparés

Je me souviendrai de ta franchise

De ta froideur mais surtout de ta beauté

De ton réconfort

De tes yeux habitués à la noirceur

Des yeux qui pourtant fuyaient ma noirceur intérieure

Et je serai laissé seul à me demander

Comment, pourquoi

Et ce que je dois vraiment retenir de ton court passage dans mon univers

Ce que je dois emporter de ta courte présence passée à mes côtés

Je m’habitue lentement à ma noirceur

On m’a souvent rejeté mais je sais

Que toi tu n’en as jamais eu peur

Manger le cannibale

Si je me sers de mon imagination

Pour faire une prédiction, aussi juste s’avèrera-t-elle

Tient-elle du génie ou de la folie?

Est-elle un avertissement, même aux plus prévoyants

Ou rien d’autre que de la pure fiction?

Comment on se sent

De ne plus être le dernier maillon de la chaîne alimentaire?

Espèce de démon

Tu n’appartiens désormais qu’à notre imaginaire

Nous sommes les bons

Toi le cannibale, toi le méchant

Nous sommes tolérants

Pour ça nous voulons te voir être exécuté

Nous applaudirons de ces mêmes mains que tu as coupées

Un œil pour une dent, voilà notre sens de la justice

Toi le voleur, toi le méchant

Nous te regarderons souffrir et mourir et nous nous régalerons

Une prédiction, aussi juste soit-elle

N’est-elle rien d’autre qu’une folie imaginée par un génie?

Si je me sers de mon imagination

J’écris de la fiction

Parce que le mal n’existe pas chez moi

Je ne possède même pas de miroir

Je ne veux pas me voir

À m’endurer jour et nuit j’en ai assez

Mais toi, nous t’avons bien regardé

Espèce de démon

Tu n’appartiens désormais qu’à notre imaginaire

Nous sommes les bons

Toi le cannibale, toi le méchant

Nous sommes tolérants

Pour ça nous voulons te voir être exécuté

Nous applaudirons de ces mêmes mains que tu as coupées

Un œil pour une dent, voilà notre sens de la justice

Toi le voleur, toi le méchant

Nous te regarderons souffrir et mourir et nous nous régalerons

Cannibale, nous te jugerons et te mangerons

Cannibale, nous te jugerons et te mangerons