À gauche comme à droite

Couche à gauche et puis à droite

Pour éviter de marcher sur une corde raide

Demande notre attention

Mais je demanderais, à ceux qui mangent tes paroles

S’il y a vraiment une différence entre ce que tu dis et ce que tu chies

J’ai toujours respecté les prostitués

Qui gagnent leur vie à donner du plaisir

Mais qu’avez-vous fait de ces nobles métiers?

Qui vous ont été librement donnés

Rejette les notions d’unité et d’égalité

Quand bon te semble

Épargne-nous la vérité jusqu’à ce qu’elle

Nous saute en pleine face

Et puis blâme-moi, accuse-moi

De ne pas être assez alerte et réveillé

Certaines personnes aiment

Et d’autres haïssent

Alors que vous vous contentez de coucher

À gauche et à droite

Comme une girouette, au gré du vent

À gauche comme à droite, vous êtes découverts

Vous êtes au fond de plus simple prostituées

Et là haut comme ici bas

Le diable lui sait qu’existe toujours une vérité

Alternative aux inepties déblatérées

Par la fausse septique qui vous sert pour parler et manger

Suspiria-French

suspiria

Film : Suspiria

Année : 1977

Director/Réalisateur : Dario Argento

Starring: Jessica Harper, Stefania Casini, Udo Kier, Joan Bennett, Barbara Magnolfi

Le réalisateur légendaire Dario Argento est certainement un créateur à part. Inspiré d’Hitchcock et de son comparse Italien père de l’horreur gothique, Mario Bava, Dario Argento a commencé à réaliser des thrillers au début des années 70. Mais c’est grâce à Suspiria en 77 qu’il se bâtit une renommée internationale et commence à s’attaquer au paranormal et à l’horreur.

Et si on reconnaît facilement les contrastes entre le côté glauque et dur et le glamour du cinéma Italien dans Suspiria, Argento va encore plus loin cette fois. Parce que même si l’histoire est intéressante et très acceptable, le scénario et le jeu des acteurs n’est pas ce qui prévaut dans un film comme celui-là. Argento nous transporte plutôt dans un autre monde, étrange et bien à lui avec son utilisation des couleurs et de la musique. En plus de ses jeux de lumières, de couleurs et de caméra qui nous dépaysent tellement ils sont criards, la chanson est arrivée facilement à me donner des frissons dans le dos et m’est restée en tête longtemps après le premier visionnement.

Les scènes de meurtres et de suspense sont sublimes et très élaborées malgré le fait qu’elles paraissent dures, voir grotesques à côtés de scènes tirés d’autres films de son temps. À ce chapitre encore une fois, on ne peut pas reprocher à Argento de ne pas avoir travaillé ou d’avoir manqué d’originalité au contraire.

Encore plus aujourd’hui, Suspiria est un excellent film mais il ne s’adresse peut-être pas à n’importe qui. Parce que si Argento était passé maître à son art dans les années 70 et 80, il était aussi un maître à sur utiliser tous les bons vieux clichés que nous avons vus et revus dans le domaine de l’horreur. Mais Argento ne l’a jamais fait malgré lui. Ce qui peut aider à faire paraître Suspiria trop prévisible et/ou ennuyeux pours certains. Il sera capable de tomber sur les nerfs de bien d’autres avec sa musique, les dialogues et agissements des personnages en plus du jeu de certains acteurs. Mais ce premier chapitre d’une série de trois films consacrée à trois puissantes sorcières est un pur délice dans mon cas. Et si vous vous laissez embarquer par son charme rétro le temps du visionnement,  vous allez peut-être adorer Suspiria vous aussi.

Des films précédents et suivants d’Argento ont été révérés et avec raison. Mais il y a beaucoup d’autres raisons qui font de Suspiria son chef d’œuvre incontestable aux yeux de plusieurs et il en est sûrement de même pour moi (À ce stade je n’ai pas encore vu tous ses classiques mais quelques uns). Suspiria est un film d’horreur divertissant et original qui arrive par son style inusité à faire peur, à dégoûter par moment mais surtout à nous river à notre siège; qu’on adore ou qu’on se demande simplement ce qu’on est en train de regarder. S’il n’est pas mon film d’horreur préféré, c’est du moins un poids lourd de son temps et de du genre en entier.

Halloween-1978

Halloween_cover

Film: Halloween

Director/Réalisateur: John Carpenter

Starring: Jamie Lee Curtis, Donald Pleasance

Sorti fort de ses débuts comme réalisateur avec le film expérimental Dark Star et le film d’action culte ASSAULT AU PRECINCT 13TH, John Carpenter s’est ensuite attaqué à l’écriture et la réalisation d’un film d’horreur. Et il a accompli cette tâche avec aplomb, nous offrant un film indépendant tout simplement intitulé HALLOWEEN.

L’histoire d’halloween n’a rien de compliqué : Un psychopathe masqué pourchassant une bande d’adolescents, pour la plupart de jolies filles. Mais si cette formule n’était plus tout à fait nouvelle en 1978, après des films comme PSYCHO, WHEN A STRANGER CALLS, THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE ou encore BLACK CHRISTMAS, Halloween a fortement contribué à encrer le cinéma d’horreur à suspense pour de bon dans les mémoires collectives. Et en plus du nombre de suites qu’il s’est vu attribuer il a engendré bon nombre de films qui en tiraient directement leur inspiration. On a qu’à penser à FRIDAY THE 13TH, ALONE IM THE DARK et HE KNOWS YOU’RE ALONE (Un film à propos d’un maniaque qui espionne sa victime alors qu’elle est seule dans sa maison). Tout ça filmé en gros du point de vu du meurtrier, ce que Carpenter a fait avec Halloween pour certaines des plus grosses scènes du film.

Je l’avoue, HALLOWEEN est un des slashers les plus épeurant que j’ai regardé et il reste en mon avis dans une classe à part. Les meilleures parties du film n’étant pas nécessairement les meurtres de son monstre, Michael Myers mais plutôt les moments durant lesquels le spectateur voit exactement ce que le monstre voit, et est forcé d’attendre avec lui la bonne heure pour frapper. Et si Myers est devenu une icône populaire du cinéma d’horreur au fil des ans, la simplicité du premier film nous le dépeignant comme un malade mental évadé de l’asile, dont les victimes potentielles ignoraient le nom et ce dont il était capable le rendait d’autant plus dangereux et imprévisible. Mais c’était sans compter sur l’apport de son docteur Samuel Loomis (Donald Pleasance). Presque aussi cinglé que son patient de par son regard, Loomis s’amène à Haddonfield dès l’évasion de Myers pour venir en aide à la petite ville qui ignore tout du cauchemar qui est sur le point de lui tomber dessus.

Halloween coïncide aussi avec la première apparition notable à l’écran de la jeune Jamie Lee Curtis. Après avoir joué dans d’autres productions d’horreur à budget moindre, dont PROM NIGHT et THE FOG (Aussi de John Carpenter), la fille de Tony Curtis et Janet Leigh (Marion Crane dans l’original Psychose d’Alfred Hitchcock) devint une actrice très en vue dans les années quatre-vingt autant dans les comédies et films d’action que dans des drames et films à suspense. Mais même avec tout le succès qu’on lui connaît, le plus impressionnant est qu’Halloween restera une œuvre de laquelle on ne pourra jamais la dissocier et sûrement un de ses films les plus mémorables.

De son début intriguant, passant par l’angoisse de l’anticipation à chaque instant, jusqu’à sa fin coup de poing, l’Halloween de 1978 est un excellent exemple d’un film d’horreur servi par son histoire, sa simplicité et par sa volonté d’ajouter du style et peaufiner un genre tout en oubliant pas le plus important : Faire peur.

Belle, Parfaite

Belle et parfaite tout comme le jour après la nuit

Elle sait que tu sais mais tu préfères ignorer tout le mal qu’elle a enduré

Jour après jour, cet homme l’ayant recueillie- Son coeur était à lui

Belle et parfaite, elle n’allait pas l’abandonner

Malgré le mal qu’il répandait autour de lui

Elle a connu l’horreur

Et vécu dans la peur

Mais désormais elle vit

Et elle n’est plus seule

Elle ne le laissera pas seul

Car elle connaît l’honneur

Belle et parfaite, elle apprécie ton amour mais son coeur tu ne peux lui prendre

Car par la force il lui a pris, ce coeur était à lui

Belle et parfaite, comme une fleur ayant poussé dans la boue

Elle ne revendiquait pas les horreurs qu’il commettait autour de lui

Mais elle n’allait pas l’abandonner

Tout comme il avait fait pour elle

Ne connaissant pas l’honneur

Il apaisait tout de même ses frayeurs

Elle a connu l’horreur

Et vécu dans la peur

Mais désormais elle vit

Elle a tout appris de lui

Elle le servira

Car elle connaît l’honneur

Belle et parfaite, il l’avait recueillie

Belle et parfaite, sentant la tristesse et le mal en elle

Il l’a finalement abandonnée

Un jour où elle marchait vers lui

Après l’avoir trahi

Elle allait confesser ce péché

Et lui jurer sa loyauté

Mais elle y découvrit le corps de son père inanimé

Pendu au bout d’une corde

Belle et parfaite, elle lui appartient à lui

Les cauchemars d’une mère-A mother’s nightmares (French)

Le genre Horreur est un genre devenu tellement large au fil des ans. C’est un genre peuplé de ce qu’on appelle aussi des sous-genres : Le Slasher, Le thriller, Le Survival, Le Zombie apocalypse, Le Creature Feature et ainsi de suite. Il y a de ces films qui se classeraient aussi bien dans un sous-genre qu’on pourrait appeler Le cauchemar d’une mère. Depuis quelques années, il se fait de plus en plus de ces thrillers dans lesquels la protagoniste est une mère, même plus souvent une future mère aux prises avec des tortionnaires qui la menacent directement ainsi que son bébé à naître et/ou de jeunes mères confrontées à des choix pratiquement impossibles à faire compte tenu de leur amour inconditionnel pour leur bambin. Rosemary’s baby de Roman Polanski a dérangé, partant très bine le bal dans les années 60. Dans les années 70, Larry Cohen a apporté un côté classique et comique à l’histoire d’une mère ayant donné naissance à un monstre dans le film « It’s Alive » Mais depuis le début des années 2000, ce genre de prémisse semble vouloir devenir monnaie courante.

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Film : Grace

Director/Réalisateur : Paul Solet

Stars : Jordan Ladd, Samantha Ferris, Gabrielle Rose

Produit en 2009, le film Grace est un excellent exemple d’un film à éviter si vous voulez passer une fête des mères joyeuse en famille.

Focussant sur l’histoire et ses personnages, on nous présente Madeline Matheson, une végétarienne et lesbienne mariée à un homme dans le seul et unique but de faire un enfant. Après les premiers mois de grossesse, elle insiste pour accoucher naturellement malgré les opinions des médecins et de sa belle famille. Comble du malheur, elle perd et son époux et sa raison de vivre dans un accident de voiture. Tenant à mener l’accouchement à terme, un miracle se produit alors que Madeline tient son enfant contre son cœur. La petite miraculée Grace s’abreuve tout de suite au sein de sa mère mais boit autre chose que son lait.

Madeline découvre plus tard que son sang est ce dont Grace se nourrit. Alors qu’elle commence à vivre comme une récluse avec sa fille, sa parenté et ses amis commencent à s’inquiéter pour sa santé ainsi que celle de son bébé. Sa belle mère ne la lâche pas d’une semelle.

Le film Grace peut sembler bizarre pour certains. On tourne presque l’amour d’une mère pour sa progéniture en une satire. Ça peut aussi ressembler à un cauchemar pour les végétariens. Certaines scènes du film feraient de la bonne propagande… Hum, pardon. Promotion si vous préférez du végétarisme. Bref, si vous avez un dédain pour la viande, ce film fait mieux que The Texas Chainsaw massacre pour ce qui est de vous garder loin des filets de porc. Pourtant, du début à la fin cette histoire et ses personnages font de Grace un film qui vaut largement plus que ce qu’on pourrait croire à le juger par sa surface et même avec un aussi lent défilement, il vaut beaucoup plus que l’attention qu’il a reçu à sa sortie. Je me suis surpris à embarquer dans quelque chose qui me paraissait banal à priori (J’avais vu des films d’horreur, même extrêmes qui exploitaient la vache à lait qu’est l’amour d’une mère). Mais ce suspense aussi lent est-il ne souffre que rarement des longueurs qui auraient pas l’accompagner.  Cette descente aux enfers devient simplement plus intense dans les derniers instants du film c’est sûr. Et la fin, aussi dérangeante et évidente qu’elle est apparue nous force un sourire.

Un mélange bizarre entre une prémisse on ne peut plus sérieuse et dramatique et de l’horreur social qui aurait facilement pu tourner au vinaigre. Merci au jeu des acteurs par contre (Surtout Jordan Ladd dans le rôle de l’entêtée Madeline et Gabrielle Rose dans celui de la belle mère suspicieuse) je me suis laissé embarquer dans le film Grâce à son histoire et Grâce aux personnages qu’elle nous dépeint. Ce n’est juste pas rare que certaines idées, comme dans ce cas-ci les scènes satiriques n’aient pas été omises. Ce qui en aurait fait un film seulement plus solide.

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Film: Proxy

Director/Réalisateur: Zack Parker

Stars: Alexia Rasmussen, Joe Swanberg, Kristina Klebe, Alexa Havins

Une femme enceinte de plusieurs mois, Esther Woodhouse (Alexia Rasmussen) revient d’un rendez-vous pour une échographie quand elle est sauvagement agressée dans la rue. Peu de temps après l’éventuelle perte de son bébé, Esther joint un groupe d’entraide aux gens dans sa situation. Elle tisse vite des liens d’amitié avec une autre jeune femme ayant souffert la perte d’un enfant, pour finalement se rendre compte que sa nouvelle amie n’est peut-être pas aussi saine d’esprit qu’elle prétend l’être.

Les vies dévastées de trois parents ayant subi la perte d’un enfant s’entremêlent dans ce thriller que certains qualifient d’Hitchcockien. On peut facilement comprendre la comparaison avec Hitchcock : Personne n’est ce qu’il/elle semble être, les motifs ne nous apparaissent pas clairement avant la fin. Mais la comparaison s’arrête tristement là.

Est-ce que PROXY est un bon film? Dans mon cas il ne se qualifie pas comme tel. Sa durée de deux heures pour un film aussi lent le fait souffrir sans bon sang. Et ce sans compter que; Dans un gâchis de la sorte, il aurait été bien de pouvoir ressentir un peu d’empathie pour un personnage. Le scénariste nous bombarde plutôt avec tout un groupe de personnages également dérangés, à un point tel que le film en devient rien de moins que déprimant. Si tout le monde mérite un mauvais sort, où est le plaisir de regarder un film?

Malgré tout, il vaut un visionnement. Si seulement pour le lot de surprises qu’il apporte. Et après une première heure qui se termine sur une surprise grosse comme le poing (Je me croyais arrivé à la fin tellement c’était gros), le film ne s’essouffle pas pour ce qui est du suspense. Arrive une histoire de vengeance que j’attendais depuis les premiers instants.  Et l’époustouflante Kristina Klebe en devient finalement la vedette.

Est-ce que le film fait preuve de couilles? Peut-être. Mais je m’en balance. J’ai eu affaire à un vrai fouillis pendant toute sa durée. Et même avec une agression d’une telle horreur au début, on ne peut pas faire de comparaison avec le plus que violent et épeurant INSIDE (Lire plus bas). À ce chapitre, Proxy se laisse regarder en mangeant, sans nous lever le cœur.

Grindstone road 1

Film: Grindstone Road

Director/Réalisatrice: Mélanie Orr

Stars: Fairuza Balk, Greg Bryk

De la petite collection de films d’horreur de la jeune Mélanie Orr, la bande annonce de GRINDSTONE ROAD est celle qui m’avait le plus accroché. Des scènes d’épouvantes intenses, une musique lourde, évoquant bien la hantise et cerise sur le gâteau? L’actrice Fairuza Balk persécutée dans le rôle principal. Il s’agit d’un petit film d’épouvante PG à la Are You Afraid of the dark (Fais moi peur), quoique la mention « Déconseillé aux jeunes enfants » s’applique, c’est assez général.

Hannah Sloan (Balk) est en deuil depuis qu’elle a été victime d’un accident de la route qui a laissé son fils Daniel dans un profond coma. Dans le but de recommencer à neuf, Hannah et son époux le psychiatre Graham (Greg Bryk) emménagent dans une maison sur Grindstone road. La vieille maison est bien entendue bourrée de secrets. Des choses qui remontent à la surface rappelleront à Hannah un passé qu’elle avait oublié. Générique? Un peu trop.

Autrefois une des psychotiques préférées du tout Hollywood, Fairuza Balk campe une mère tout ce qu’il y a de plus ordinaire aux prises avec des démons et fantômes tout ce qu’il y a de plus banals.

Dès les premiers instants du film on est plongé au cœur du drame. Balk a à nous faire vivre quelques scènes dramatiques mais bien qu’elle y excelle, la réalisatrice semble avoir peur d’approcher la caméra de l’actrice durant ces scènes, lesquelles sont les plus lourdes de sens dans ce genre de film habituellement.  Et il en sera ainsi pendant presque tout le film. Nous forçant à regarder à distance au lieu de nous faire vivre les montagnes russes aux côtés de sa protagoniste ou de nous transporter directement dans les pensées de celle-ci. Grindstone  passe rapidement sur chacune de ces scènes pour les entrecouper de scènes beaucoup plus légères. Jusqu’aux dix dernières minutes. Dénouement durant lequel on se questionne inévitablement sur l’intelligence des personnages compte tenu de leurs agissements. Et c’est en partie pourquoi le film ne s’élève pas plus haut que le stade du (Très) petit plaisir coupable dans mon cas. Le plus triste,  c’est qu’on ne se sent jamais en train de regarder un film d’horreur puisque si la tension apparaît vite, elle disparait aussitôt à chaque fois. Au lieu de faire escalader le drame, de nous faire ressentir une urgence on sent vite un grand manque de vie et d’énergie dans cette production. Du côté de la réalisation, comme du côté des performances des acteurs.

Ça se laisse regarder. Une petite heure et demi qui semble une heure tout au plus tellement c’est léger. Le plus triste c’est que bien que j’adore Fairuza Balk et spécialement pour les films dramatiques et qu’il y ait du drame dans Grindstone Road, je l’ai rarement vu jouer aussi mollement. Greg Bryk (Une histoire de Violence) se débrouille pas mal pour sa part.

Tout n’est pas mauvais à propos de ce film. Si vous êtes curieux et cherchez une bonne histoire simple, racontée de façon légère c’est bien. À travers Hannah Sloan on nous rappelle tout du long que malgré le fardeau qui vous afflige il y a de l’espoir, au risque de passer pour fou. Certaines scènes nous offrent de très belles images. Mais c’est peine perdue parce que le film avait beaucoup plus à offrir sur papier que ce qu’il en a résulté. Qui sait, réalisé par un James Wan ce petit film aurait-il pu faire dresser des sourcils et donner plus de frissons qu’il m’en a donné? Tout à parier que oui.

Même si le style bon enfant est une autre opportunité pour une actrice comme Balk de jouer autre chose qu’une jeune lunatique, étiquette qu’elle s’était vue attribuée grâce à des performances dures à oublier (THE CRAFT, AMERICAN HISTORY X) on est forcé d’admettre que si un film en particulier a pu lui faire mal en tant qu’actrice c’est (Peut-être pour certains) Grindstone. Je la préfère quand-même de loin dans ce rôle aux rôles donnés aux actrices des productions à gros budget du genre Oculus et Annabelle simplement pour le fait qu’elle arrive à s’inventer un patois, sa façon de bouger (Elle y travaille toujours) font de son personnage le contraire des mères de famille sorties des convoyeurs des productions James Wan.

Mais parce qu’elle nous avait habitué à manger à notre faim, même plus avec certains rôles, cette fois, le fan de l’actrice et le fan de films d’horreur que je suis avaient encore faim après ce film-ci. De quoi mourir maigre.

Grindstone road2

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Film : Inside (À l’intérieur)

Directors/Réalisateurs : Alexandre Bustillo, Julien Maury

Stars : Alysson Paradis, Jean-Baptiste Tabourin, Claude Lulé, Béatrice Dalle

Si dans les années 60 l’horreur appartenait aux Italiens grâce à des noms tels que Mario Bava, Dario Argento, George A. Romero et Lucio Fulci; Et que des Américains comme Wes Craven, John Carpenter et Tobe Hooper les ont fortement concurrencé dans les années 70 avec des films cultes encore solides pour s’approprier les années 80. Si les années 90 appartenaient aux Asiatiques avant de voir renaître le Slasher Américain avec SCREAM. Il faut avouer qu’au tournant des années 2000, les Français se sont emparé du genre avec brio et en pas pour rire! Des titres viennent immédiatement à l’esprit quand on y pense : Irréversible, Haute Tension (High Tension), Martyrs, La Horde et j’en passe. Inside (À l’intérieur) est un autre bon exemple de la force des Français pour ce qui est des films d’horreur.

Quelques temps après la mort de son mari, Sarah (Alysson Paradis), enceinte de plusieurs mois est tourmentée un soir par une mystérieuse femme qui essaie d’entrer chez elle. La femme en question réussit bien sûr à entrer. S’en suit un long et sauvage combat alors que Sarah lutte pour sa survie et celle de son bébé à naître.

Des années plus tard, Inside demeure un excellent film gore et il faut avouer qu’en tant que film d’horreur tout marche dans celui-ci. De la scène où on se remémore le décès du mari de Sarah, à l’arrivée de l’inconnue qui s’amuse à effrayer la protagoniste prisonnière dans sa propre maison. Métaphore intéressante : La maison est au début du film pour Sarah ce que le ventre d’une mère est pour son petit. Elle est bien plus en sécurité à l’intérieur. Mais à mesure que l’histoire avance, la maison se met à rétrécir. Et si on peut facilement voir l’horreur sur le visage de Sarah, on ne peut s’empêcher de se demander comment se sent son bébé à l’intérieur.

C’est très bien fait. Le suspense est au rendez-vous et dès les premiers instants j’avais les poils hérissés sur les bras de peur que cette inconnue arrive à entrer chez Sarah. Et quand finalement j’ai vu qu’il y avait effectivement une invasion de domicile et que Sarah n’avait d’autre choix que de se défendre j’étais rivé au sofa, à me battre avec elle. Mais jusqu’à la fin le combat est épuisant. Plus on avance dans le film, plus la bulle qui protège la pauvre Sarah devient petite. On se demande s’il reste de l’espoir après un certain temps mais on n’abandonne pas.

S’il existe bon nombre de films plus dérangeants et dégoûtants, l’horreur du drame mêlé à un film aussi gore font d’Inside un bon film d’horreur où les dialogues sont futiles. Ils sont pourtant un peu trop présents à mon goût.

J’ai vu plus dégueulasse et dérangeant. Martyrs par exemple, un autre film Français extrême. Mais si vous voulez vous tester vous allez voir deux femmes s’entretuer dans Inside et survivre à une violence sanglante à laquelle les victimes standards des films d’horreur ne se mesureraient pas.

Dose of Reality review

Film: Dose of reality
Director: Christopher Glatis
Stars: Fairuza Balk, Rick Ravanello, Ryan Merriman

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When i randomly stumbled upon the trailer for DOSE OF REALITY, i was really thrilled. I kind of saw it as a return to the screen for a Fairuza Balk that had been spared from movie appearances in the last few years. And did I enjoy this film! I used to love the lady in the nineties and followed her movie career onwards but this particular film, being as different as it was? This psychological thriller, flirting on the line of horror helped me reconciliate with her.

In the middle of the night, more precisely around 2 A.M, bartender Matt (Ryan Merriman) is about to close when he discovers a bloodied, unconscious young woman on the bathroom floor. He immediately warns Tony (Rick Ravanello), the bar manager. The problem is that they’ll happen to have a good reason not to want the cops showing up in the place and so Tony decides that they should wait for Rose ( Balk) to wake and help her demystify the whole thing.

Another problem is that she eventually wakes up and as the two men become suspects in her attempt to remember who did this to her and how. Do they want to help a young lady who could be a little less innocent that she appears at first sight?

I hate to be drawn to tell one thing to get the viewers in sometimes. Since saying only one thing about films like DOSE always make me feel like I’m giving away too much, yet,  watching this film one must admit that I didn’t give anything away yet.

Despite all of the talent displayed in this little indie film, an emotionally surprising Rick Ravanello and a director able to catch my attention as much with his images as with his own writing. Credits to Chris Glatis for keeping me off balance during the whole thing but still having fun in a way that I wasn’t that bothered with what the ending would be (I didn’t care before it came). Most of the film is carried on the shoulders of a remarkable Fairuza Balk. Master at her art and at her peek during the whole ride. One of her few rollercoaster character roles that stuck to me like glue! Really happy I watched it.

As much as I loved DOSE, the film might not be suited for everyone as it is more of a dialogue driven movie. Almost a play if you will. But I had a lot of fun watching it despite some flaws that were always quickly turned on their heads with the direction that the script was taking. And they seem to have caught some actors that are used to go “Over the Top” let’s face it. But if you can enjoy yourself watching movies that won’t spare twists, and/or can love characters when their personas, intentions and behaviors aren’t clear and spoiled randomly during the play, you should give this one a go! We sometimes tend to put the emphasis on the word “Different” but I loved about this one that I expected something and ended up fed with something else.

This film noir done, performances as heavy and intense emotionally as those by Balk and Ravanello, shouldn’t allow the average human being to walk out of them unaffected, Bravo!

I’m Really trying to find out more about Chris Glatis previous work. I had the chance to see the little and interesting CALLBACK and liked it. And i’m really looking forward to his next steps, whenever they come.

Dose of reality5